dimanche 6 août 2017

Dimanche le 6 août 2017


Le dimanche 6 août 2017
De Vidin à Belgrade

 

Le navire a quitté Vidin hier en début de soirée alors que nous étions attablés pour le repas du soir. À 00h10, l’embarcation réduit sa vitesse pour s’engager dans l’écluse. Au rythme d’environ 1,2m/minute, le navire s’élève pour passer au prochain niveau du Danube alors que nous dirigeons vers l’amont. À 00h30, nous sortons de l’écluse pour poursuivre le trajet.
 
Ce matin, à 7h18, le navire s’immobilise et est en attente pour entrer dans le premier sas de l’écluse de Drobeta-Turnu-Severin communément connue sous le vocable « Iron Gates Dam » alias « Les Portes de Fer ». À 8h05, le navire peut s’avancer pour se garer du côté droit du sas de l’écluse puisqu’un bateau de croisière allemand vient se placer à la gauche du nôtre. Les sas mesurent 340 mètres de long par 32 mètres de large. À 9h15, ayant complété le passage de la seconde écluse, le navire s’est élevé de trente-deux mètres à deux reprises pour un total de soixante-quatre mètres. C’est Leonard Miron, un espagnol d’origine et responsable de la programmation, qui décrit merveilleusement bien le processus du passage dans l’écluse ainsi que l’histoire de la construction de la centrale hydroélectrique et des écluses.
 
Le passage des bateaux dans les écluses est gratuit puisque le Danube, le canal de la Main et le Rhin sont considérés comme étant des eaux internationales. Au moment de la construction de ces ouvrages (1964-1972), 17 000 personnes furent déplacées alors que dix villes et villages furent engloutis lorsque le niveau des eaux eu augmenté de 35 à 45 mètres. La collaboration de l’ex-Yougoslavie et de la Roumanie a permis la réalisation de ce projet monumental.
 
Plus loin, alors qu’il est 11h15, nous longeons la rive roumaine où nous pouvons observer l’immense sculpture en flanc de montagne du roi Decebalus, un roi dace (de la Dacie) ayant régné de 87 à 106 après J.-C.
 
Du côté de la rive serbienne, nous pouvons admirer « la tablette de Trajan » (1,75 m de large x 4 m de haut) qui est contemporaine de l’époque romaine. Cette tablette, comme plusieurs autres, situées le long d’une route militaire, avec des inscriptions latines étaient dédiées à l’empereur Trajan.
 
Toujours en route vers Belgrade, nous croisons, entre autres, des villes et villages, quelques cavernes, un couvent et une forteresse romaine qui date du 3e ou 4e siècle après J.-C. En fait, à l’époque, la forteresse Golubac était un poste douanier fluvial qui gardait l’entrée ouest des Portes de Fer.
 
Demain, nous accosterons à Belgrade (Serbie) vers 6h45.


Petit-déjeûner sur le pont (3e étage)

Vue au loin de la centrale hydroélectrique et des écluses.

Vue sur le pont supérieur et l'entrée dans l'écluse Portes de Fer

À l'intérieur de l'écluse et une porte qui descend permettant d'accéder au prochain niveau
Le poste de commande lors des manoeuvres d'accostage.



Sculpture du roi Decebalus.

Couvent situé aux abords du Danube.

La forteresse romaine de Golubac.

Suzanne et Denis au moment du coucher de soleil.

Samedi le 5 août 2017


Le samedi 5 août 2017
Vidin et Belogradchick

 

En raison du niveau moins élevé du fleuve, le bateau de croisière a dû ralentir sa vitesse durant la nuit ce qui a occasionné le retard de notre arrivée à Vidin. Ainsi, le départ de l’excursion à Belogradchick est repoussé à 10h15 plutôt qu’à 9h00 selon la programmation.
 
Arrivés à Belogradchick, vers 11h30, c’est l’heure de la pause-café. À 12h20, nous atteignons le stationnement de la forteresse Kaleto où nous pourrons visiter le site et gravir les cent cinquante et quelques marches pour atteindre le sommet. La chaleur est étouffante et nous décidons d’y aller étape par étape par soucis de prudence. En fin de compte, nous arrivons au sommet sans trop d’effort afin de prendre quelques photos avant de redescendre.
 
De retour à l’autocar, nous avons le temps de partager une bonne bière froide avant de prendre le chemin du retour. Nous sommes de retour dans notre chambre vers 13h30 afin de se rafraîchir avant d’aller prendre le repas du midi. À nouveau, nous nous retrouvons au restaurant Aquavit Terrace dans un environnement climatisé. Le mercure indique 40°C (104°F). Ouf!
 
Nous prenons le repas du soir en compagnie d’un couple de Chine (Kelly et Kent) et un couple de l’Angleterre (Peter et Brenda). Durant le repas, nous croisons le pont Calafat-Vidin sur le Danube qui relie Vidin en Bulgarie et Calafat en Roumanie, est devenu le 2e pont entre ces deux pays après le pont Giurgiu-Roussé.
 
Demain, dans la nuit, le passage de la première écluse et la journée entière sur le bateau de croisière en direction des Portes de fer, une gorge du Danube et de Belgrade en Serbie.

Vue de la forteresse Kaleto

Vue du sommet de la forteresse Kaleto

Nous voici au sommet

Le pont Calafat-Vidin

samedi 5 août 2017

Vendredi le 4 août 2017


Le vendredi 4 août 2017
Veliko Tarnovo et Arbanasi

 

Hier en soirée, le bateau s’est déplacé sur moins d’un kilomètre en amont du Danube pour passer de la rive gauche (Giurgiu, Roumanie) vers la rive droite (Russe, Bulgarie).
 
Ce matin, nous quittons le navire à 9h pour une excursion vers la ville médiévale de Veliko Tarnovo. Notre guide Soña et le chauffeur de l’autocar Ivan nous font traverser la campagne bulgare. Nous avons droit à de belles explications concernant l’histoire du pays et de l’héritage communiste. Arrivés là, c’est l’heure de la pause-café (+ pâtisserie appelée banitsa) et le temps de retrouver le sourire.
 
Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons la petite localité de Arbanasi où nous visitons une ancienne église catholique orthodoxe qui a été restaurée. Brièvement, à la suite de l’invasion ottomane, les paysans ont pu continuer la pratique de leur culte seulement si ce dernier n’était pas affiché. Ainsi, les gens transformaient des granges dont l’intérieur ne dépassait pas la hauteur d’un cavalier à cheval qui brandissait son épée.
 
Plus tard, c’est dans le même endroit que nous nous attablons pour le repas du midi au restaurant Izvora. Nous goûtons au pain artisanal, une soupe aux légumes, ainsi que le mets principal… le Pileshka zadusha (un ragoût de poulet). Le dessert consiste en du yogourt bulgare drapé de miel local. Délicieux!
 
À la suite du repas, nous retournons vers Veliko Tarnovo pour visiter une ruelle médiévale commerciale. Le mercure indique 37°C (99°F). Puisque c’est l’heure de la pause, nous nous attablons dans un restaurant perché sur le dessus de la falaise (le Summer Garden traduit du bulgare) pour siroter une bonne bière. C’est beau, bon et pas cher.
 
À 16h, nous reprenons la route pour retourner vers le bateau de croisière. L’équipage nous accueille avec des serviettes froides et un punch aux fruits. Le temps de se rafraîchir et se changer, nous retournons prendre l’apéritif dans la grande salle où le directeur de la croisière nous entretien sur les activités à venir en soirée, demain et surtout pour l’exercice de rassemblement sur le pont supérieur avec les ceintures de sauvetage.
 
Nous prenons le repas avec deux autres couples au restaurant Aquavit Terrace où c’est plus tranquille et où nous pourrons observer le coucher de soleil. La salade, le gravlax, le caviar et le sorbet sont délicieux.
 
Demain, nous serons à Vidin en Bulgarie pour visiter un château médiéval perché sur une imposante formation rocheuse.      
 
Monument d'Asen à Veliko Tarnovo



Vieille boîte aux lettres à Veliko Tarnovo


Église de la nativité à Arbanasi



Intérieur de l'église de la Nativité à Arbanasi






Fenêtre avec fleurs - maison d'un marchant à Arbanasi


Intérieur de la maison d'un marchand à Arbanasi - chambre d'hiver


Chambre de bébé - maison d'un marchand à Arbanasi


Fraisier bord d'une fenêtre à la maison du marchand à Arbanasi


Danse traditionnelle au restaurant Izvora




Vue sur la plaine à partir d'une halte à Veliko Tarnovo


Exercice de rassemblement sur le pont supérieur


Couché du soleil sur le Danube


Je tente de l'attraper :)

 

vendredi 4 août 2017

Jeudi le 3 août 2017


Le jeudi 3 août 2017
Visite guidée de Bucarest

 

Cet avant-midi, à compter de 9h, pas moins de cinq autocars quittent l’hôtel Sheraton pour des visites guidées de Bucarest. C’est à cet hôtel que c’étaient rassemblés tous les voyageurs de notre croisière.
 
Premier arrêt, Place de la Révolution et l’édifice du Comité Central du Parti communiste roumain, là où en 1989, l’infame dictateur communiste Nicolae Ceaușescu avait tenté de calmer les nombreux manifestants qui protestaient contre le régime. Sa tentative ratée, il s’enfuit avec son épouse en hélicoptère.
 
Second arrêt, le Palais du Parlement, le plus grand siège social du parlement qui s’avère être le deuxième plus grand édifice au monde après le Pentagon. Communément appelé la maison du peuple, la sécurité y est extrêmement serrée. La visite guidée par le jeune guide Alexandru en vaut la chandelle.
 
En route vers le prochain site à visiter, nous circulons en autocar dans la ville où nous croisons plusieurs sites et monuments : l’Athénée roumain, le musée national de l’Histoire roumaine, le musée national d’Art de Roumanie, l’arc de triomphe pour enfin aboutir sur le site du Musée des paysans roumains pour n’en nommer quelques-uns. Là, nous nous arrêtons une heure pour visiter leur version de « Upper Canada Village »!
 
À la suite de cette agréable visite, c’est l’heure du repas au restaurant Pescarus à 14h. Vers 16h, nous reprenons la route en direction de Giurgiu, une localité située sur le Danube, à une soixantaine de kilomètres au sud de Bucarest. C’est là où le bateau de croisière Aegir 2 est amarré.
 
Nous bordons l’embarcation, repérons notre chambre pour ensuite nous rendre au restaurant-bar pour une réunion d’information. Là, nous avons le plaisir de rencontrer une partie de l’équipage c’est-à-dire les personnes responsables du bon fonctionnement de la croisière. Vers 20h, tous les passagers se rassemblent à l’autre grand restaurant du navire où nous prenons le repas. Pour nous, c’est l’occasion de faire connaissance avec les autres voyageurs qui sont en forte majorité des Américains.
 
À 22h, c’est le retour à la chambre pour que nous puissions nous installer convenablement dans la chambre.
 
Demain, la visite en autocar de Veliko Tarnovo et Arbanasi, deux localités en territoire bulgare.  
 


 



Salle d'Elena dans le palais du Parlement

Salle à l'intérieur du palais du Parlement


Les champs Élysée en face du palais du Parlement

Le palais du Parlement


Une tombe au musée des paysans roumains


mercredi 2 août 2017

Mercredi le 2 août 2017


Le mercredi 2 août 2017

Bucarest

 

Aujourd’hui, nous quittons l’hôtel un peu plus tard puisque nous devions rencontrer le représentant de la compagnie Viking après 9h. Cela fait, nous avons mis le cap en direction du parc Cismigiu. C’est un très beau parc presque complètement boisé avec quelques lacs et étangs. La fraîcheur est au rendez-vous en cette journée qui s’annonce particulièrement chaude. Le parc est très bien aménagé avec plusieurs endroits où des structures de jeux pour enfants sont disponibles. Dans les lacs et étangs on observe différentes espèces de canards ainsi que des cygnes blancs et noirs.
 
À la sortie du parc, à un kilomètre au sud-est, nous nous sommes dirigés vers le vieux quartier. Il est 11h30, donc 12h30 dans le fuseau-horaire plus à l’est… c’est le temps de prendre une bière! Plus tard, à quelques coins de rues, nous nous attablons au Pub St-Patrick. C’est une expérience culinaire alors que nous optons pour le « Transylvania Barbecue Platter ». Nous goûtons pour la première fois à des boulettes de « mititei » et du « pastrama », des viandes apprêtées de façons différentes.
 
Le mercure marque 34°C (37°C avec l’humidex)… le soleil tape! Nous nous engouffrons dans un taxi pour aller poursuivre notre randonnée à l’air climatisé au centre commercial ParkLake situé sept kilomètres plus loin. Là, nous marchons dans un environnement tranquille et climatisé.
 
À 15h30, nous reprenons le taxi pour rentrer à l’hôtel situé aussi sept kilomètres plus loin. Le temps de se rafraîchir et se reposer nous sortons prendre le repas du soir dans le quartier près de l’hôtel. Nous sommes de retour à la chambre vers 20h.
 
Demain, une excursion avec Viking dans Bucarest alors que le groupe de voyageurs se rassemble avant de border le bateau de croisière.



Les cygnes noirs au parc Cismigiu


Un canard au parc Cismigiu
Un arbre avec une forme bizarre au parc Cismigiu

Allée centrale au parc Cismigiu

Plusieurs pigeons qui se nourrissent

Mardi le 1er août 2017


Le mardi 1er août 2017
Constanţa, la Mer Noire et Mamaia
 
À 7h45, nous quittons l’hôtel en compagnie de notre guide Stephen en direction de Constanţa (prononcé Constança) situé à 228 kilomètres à l’est de Bucarest. L’autoroute E81, un quatre voies, est caractérisée par une partie construite par les forçats du régime communiste et une autre partie plus moderne de qualité supérieure. Le paysage est caractérisé par d’immenses terres agricoles à perte de vue; le relief est plat et on y cultive le maïs, le tournesol et d’autres céréales. On se croirait dans les prairies canadiennes, Il y a quelques rares bergers qui accompagnent des troupeaux de moutons. Plus près de la côte de la mer Noire, le relief devient plus ondulé et la culture de la vigne prend la place des cultures céréalières. En route, Stephen, un jeune homme âgé de vingt-quatre ans, détenteur d’une maîtrise en géopolitique, est très versé dans l’histoire de la Roumanie. Nous apprécions le cours d’histoire.



Après avoir franchi les deux branches du Danube, nous atteignons la ville portuaire de Constanţa, la deuxième en importance en Roumanie et le cinquième plus important port européen. Sur place, nous visitons tour à tour, le musée d’histoire et d’archéologie, la mosaïque romaine, deux églises dont une est la cathédrale orthodoxe avec ses nombreuses icônes.




 Nous prenons un repas traditionnel roumain à Mamaia au restaurant La Casa Romàneascặ. L’établissement est situé à quelques kilomètres au nord de Constanţa et est adjacent à la plage « Crush Beach ».


 Puisque nous avons le temps, nous nous arrêtons au grand centre commercial Continenta sur le chemin du retour. À 17h45, nous sommes de retour à l’hôtel. Nous quittons quelques minutes plus tard pour aller prendre un repas au restaurant La Placinte. À la suite du repas, nous prenons une marche avant de revenir à l’hôtel vers 20h.


 Demain, une grande randonnée à pied à Bucarest.




Minaret à Constanţa

Musée d'histoire et d'archéologie

La grande mosaïque grecque

Vue sur la promenade à Constanţa et la Mer Noire

La Mer Noire en arrière-plan

Phare à Constanţa

Aténeul - salle de concert d'inspiration grecque à Bucharest

mardi 1 août 2017

Dimanche le 30 juillet et lundi le 31 juillet


Le dimanche 30 juillet et le lundi 31 juillet 2017

Jours de transit

 

Départ de Rockland à 17h en direction de l’aéroport McDonald-Cartier en compagnie de notre beau-frère Yvon qui a aimablement offert ses services de chauffeur. À l’aéroport, il n’y a pas grand monde et tout fonctionne comme sur des roulettes. Ça faisait une mèche que nous avions mis les pieds à cet endroit. Les rénovations sont bien réussies. Un grand MERCI à Yvon.
 
Départ à l’heure, une belle «envolée», pas de turbulence. Un seul bémol, l’agente de bord du vol Air Canada qui effectuait le service de notre côté n’était pas en mesure de parler en français : « I can understand, but I can’t speak it »! Allo, nous sommes en 2017… un départ à partir de la capitale nationale du Canada! On est bilingue sur papier mais pas en pratique.
 
Arrivés à Francfort à l’heure prévue, il y a une mer de monde et le plaisir est de trouver vers quelle porte nous diriger pour le vol de correspondance. Nous avions prévu quatre heures pour effectuer la correspondance, le temps de passer la sécurité et de nous restaurer. Puisqu’on voyage pour découvrir le monde et soi-même, on apprend que les numéros de portes ne sont affichés que deux heures avant un départ; ça c’est nouveau pour nous.  Bref, notre tâche consiste de trouver une personne pour nous renseigner. Avec un peu de persévérance, on y parvient. L’aéroport de Francfort est gigantesque mais tout est très bien indiqué pour ceux et celles qui doivent retrouver leur chemin dans cet immense labyrinthe. Escale réussie, le niveau de stress est à son plus bas. Merci à dame expérience.
 
De Francfort à Bucarest, tout se passe tel que prévu. Nous repassons par le guichet de la douane et nous récupérons nos valises pour ensuite rencontrer « Ishtvan » le chauffeur qui nous conduit jusqu’à l’hôtel Sheraton. Le mercure indique 30°C et c’est un tantinet humide. Une quinzaine de minutes plus tard, dans ce qui semble une course contre le temps, nous arrivons à l’hôtel situé près du vieux centre-ville et plus précisément à deux pas de la Piata Romana. Il est 18h50, à l’heure de Bucarest (7h de décalage avec Rockland). Ça fait 21h que nous sommes partis de la maison.
 
Le temps de déposer les valises et de placer nos effets, nous partons pour découvrir le quartier et trouver un endroit pour prendre un repas. Nous revenons près de l’hôtel vers un restaurant nommé « The Embassy » qui semble très populaire. La place est bondée mais le service est rapide. Ici comme ailleurs en Europe, les fumeurs sont omniprésents et les coutumes sont différentes. Bon, il faut s’y faire.
 
Nous retournons à la chambre avant le coucher du soleil. Les bras de Morphée nous attendent, il est 21h30.
 
Demain, excursion vers la Mer Noire vers une localité nommée Constanta.