De retour au bercail, c’est maintenant le temps de réfléchir sur ce que nous avons vécu depuis les dernières semaines. Mis à part d’une courte escapade au Nouveau-Brunswick l’automne dernier, notre dernier long voyage remontait à septembre 2019 en Bretagne en France.
Certes, les Seychelles constituent une destination
inhabituelle du moins pour nous les nord-américains. Cet archipel de 115 îles, situé
à quatre degrés au sud de l’équateur et à 1800 kilomètres au nord du Madagascar
dans l’océan Indien, abrite de nombreuses plages, de récifs coralliens et de
réserves naturelles. Ainsi, en raison de sa situation géographique, l’archipel semble
être fréquenté surtout par les touristes de l’Europe et de l’Asie. Compte tenu
de ce fait, nous avons reconnu des personnes qui parlaient l’allemand, le
russe, l’hébreu, le japonais, l’espagnol, l’italien et le français pour en
nommer quelques-uns.
Se rendre aux Seychelles à partir de Montréal constitue un
long voyage. Nous sommes passés de Montréal à Doha au Qatar en un peu plus de
12 heures. Le temps de l’escale avant notre correspondance était de 9 heures et
le temps de l’envolée entre Doha et Victoria, la capitale sur l’île de Mahé
était d’une durée d’environ 5 heures.
Sur place, nos déplacements et les excursions avaient été
organisés et réservés auprès de madame Suzy Saunders. Dans ces îles
montagneuses, nous avons découvert des routes étroites et sinueuses (en
épingle) où il n’y a peu ou pas d’accotement mais la vitesse de déplacement
dépasse rarement 50 km/h.
Nous avons séjourné dans trois sites hôteliers de styles
différents; le premier, le Story Seychelles à Beau Vallon sur l’île de Mahé, le
second, le Constance Lemuria sur l’île de Praslin et le troisième, le Constance
Ephelia situé à Port Launay sur l’île de Mahé. Nous avons visité l’île de
La Digue lors d’une excursion d’une journée.
Les trois îles sont bordées de plages de rêve mais nos coups
de cœur sont celles de Praslin et de La Digue. Les teintes de vert de la
luxuriante végétation, le sable blanc, les teintes de bleu de l’océan et du
ciel accompagnés des rochers granitiques arrondis font en sorte que ces plages
sont réputées être les plus belles de la planète. Nous ne sommes pas du genre à
lézarder au gros soleil mais comme l’exprime si bien l’expression
canadienne-française, la vue de ces paysages était du « bonbon pour les
yeux ». C’est évidemment avec ce genre d’images qu’on attire les
touristes.
Un autre aspect du voyage a été la découverte de la cuisine
créole et arabe en plus de la cuisine méditerranéenne. Nous avons eu le plaisir
de découvrir des mets et des saveurs que nous tenterons de reproduire dans les
mois qui viennent. Poissons et fruits de mer étaient souvent nos choix comme
repas.
Les Seychellois sont des gens extrêmement accueillants. Ils
parlent évidemment le créole, la langue étant enseignée lors des deux premières
années de scolarité, ainsi que le français ou l’anglais. Ainsi, il n’y a pas de
problèmes de communication. De plus, tout le personnel des sites hôteliers
parle l’anglais même si parfois c’est un peu difficile à comprendre.
Chapeau bas à Suzy Saunders, son époux Terry Celeste, son
fils Alvin, et les autres personnes qui ont mené les excursions et assuré les
transferts; il s’agit de Nelson, Nathalie, Daniel, Roméo et José. Nous
recommandons les services de madame Saunders et son équipe à quiconque songe à
se déplacer vers ce coin de paradis.
Au début de notre séjour, nous avons dû nous adapter aux
fortes chaleurs (30°C) et le facteur humidex (37°C). Or, après presque trois
semaines, nous étions en mesure de mieux les supporter.
Nous avons observé une grande variété de plantes tropicales.
Curieusement, plusieurs espèces sont considérées comme des « mauvaises
herbes » poussant ici et là sur le bord des routes et sur les terrains en
friche, alors qu’au Canada, elles sont prisées et utilisées à l’intérieur comme
plantes ornementales.
Du côté de la faune, nous avons vu et entendu plusieurs
espèces d’oiseaux, observé des chauves-souris frugivores à tête jaune, quelques
espèces de lézards et une variété d’insectes dont des araignées avec une envergure
d’une dizaine de centimètres. C’est surtout au moment des couchers de soleil
que des multitudes de crabes se déplaçaient sur la plage en jouant avec le va
et vient des vagues.
Voici quelques statistiques : Suzanne estime avoir
marché un total de 198 000 pas pour une moyenne de 9000/jour; nous avons pris 656
photos et avons affiché les plus représentatives de nos expériences de voyage; nous
estimons avoir parcouru 27532 km en avion (l’aller et le retour).
Enfin, nos coups de cœur sont les plages paradisiaques de l’océan
Indien, les couchers de soleil, la découverte de la culture et la gastronomie seychelloise
et l’expérience avec Qatar Airways via Doha.

























































